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Par Vincent Giret
Mais d’où vient cette maladie infantile qui se joue des meilleurs esprits, des latitudes et des régimes politiques ? Elle semble ne connaître aucun répit, aucune limite, aucun antidote. Cette pathologie d’un début de siècle sans boussole, qui guette chacun d’entre nous, c’est la paranoïa. Elle court, elle court, comme le furet. Elle prospère au point d’envahir et de polluer un espace public pourtant informé et éduqué comme jamais dans l’histoire de l’humanité.
Souvent, elle s’insinue dans la sphère professionnelle et personnelle. Elle fait son miel des drames comme des querelles, des révolutions comme des faits les plus minimes ou les plus intimes. Du 11 Septembre à la mort de Ben Laden, de l’affaire DSK aux printemps arabes, jamais la rhétorique du complot n’a semblé aussi prégnante, aussi insidieuse, aussi partagée. « Pourquoi aimons-nous tant les complots ? » s’interroge le philosophe Pierre-Henri Tavoillot, dans un livre d’échanges avec le journaliste Laurent Bazin, prolongeant une séance du collège de philosophie à la Sorbonne. (…)
Lire la suite sur le site de Libération.
Source : « Elle court, elle court, la parano », Libération, 25 mai 2012.
Souvent, elle s’insinue dans la sphère professionnelle et personnelle. Elle fait son miel des drames comme des querelles, des révolutions comme des faits les plus minimes ou les plus intimes. Du 11 Septembre à la mort de Ben Laden, de l’affaire DSK aux printemps arabes, jamais la rhétorique du complot n’a semblé aussi prégnante, aussi insidieuse, aussi partagée. « Pourquoi aimons-nous tant les complots ? » s’interroge le philosophe Pierre-Henri Tavoillot, dans un livre d’échanges avec le journaliste Laurent Bazin, prolongeant une séance du collège de philosophie à la Sorbonne. (…)
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Source : « Elle court, elle court, la parano », Libération, 25 mai 2012.
© Rudy Reichstadt 2007-2013 - www.conspiracywatch.info






















