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Il est en ligne depuis plus de dix ans sur Internet et circule aussi bien en République démocratique du Congo qu’au Rwanda depuis une trentaine d’années. Ce texte apocryphe, intitulé « Plan de la Dynastie Tutsi pour coloniser le Kivu », « Plan de la colonisation Tutsi au Kivu » ou encore « Plan de la colonisation Hima-Tutsi de la région des Grands-Lacs » se présente comme un programme en 18 points attribué à des dirigeants tutsi se fixant pour but de soumettre les Hutu du Rwanda et de s’emparer de toute l’Afrique centrale. Le «plan», est-il précisé, « a été conçu le 6 août 1962 et gardé ultra-secret par les Tutsi jusqu'à sa découverte à Nyamitaba lors des troubles du 15 septembre 1962 à Matanda Karuba-Kibari au Nord Kivu ».
Directeur de recherche en histoire de l'Afrique au CNRS, Jean-Pierre Chrétien est parvenu à retracer la genèse de ce faux propre à attiser la haine à l’égard des Tutsi :
Directeur de recherche en histoire de l'Afrique au CNRS, Jean-Pierre Chrétien est parvenu à retracer la genèse de ce faux propre à attiser la haine à l’égard des Tutsi :
Dimanche 15 Janvier 2012
Depuis mardi dernier, date de la présentation d’un rapport d’expertise écartant définitivement la thèse selon laquelle l’attentat du 6 avril 1994 contre l'avion du président du Rwanda – élément déclencheur du génocide de 1994 – aurait été commandité par les forces tutsi de Paul Kagamé, il ne reste rien de la théorie du « complot tutsi ».
Le rapport de six experts mandatés par le juge antiterroriste Marc Trévidic tient en 400 pages. Il a pour conséquence de faire opérer un tournant à 180 degrés à l’enquête française qui, démarrée en 1996 lorsque l'épouse d'un des deux pilotes français de l'avion présidentiel a saisi la justice, devrait désormais se tourner vers la piste d’un attentat perpétré par des extrémistes hutu. Ces derniers reprochaient au président Habyarimana d’avoir accepté de partager le pouvoir avec les Tutsi.
Le rapport de six experts mandatés par le juge antiterroriste Marc Trévidic tient en 400 pages. Il a pour conséquence de faire opérer un tournant à 180 degrés à l’enquête française qui, démarrée en 1996 lorsque l'épouse d'un des deux pilotes français de l'avion présidentiel a saisi la justice, devrait désormais se tourner vers la piste d’un attentat perpétré par des extrémistes hutu. Ces derniers reprochaient au président Habyarimana d’avoir accepté de partager le pouvoir avec les Tutsi.
Jeudi 12 Janvier 2012
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Hitler, Nasser ou Amin Dada croyaient tous fermement en l’authenticité des Protocoles des Sages de Sion et l'ont dit. A cette liste de dictateurs amateurs du célèbre faux antisémite, il faut désormais ajouter le nom de Saddam Hussein.
Un ouvrage publié en septembre dernier par les éditions universitaires de Cambridge (The Saddam Tapes) rend public des documents et des enregistrements audio relatant des discussions qui ont eu lieu entre 1978 et 2001 entre le président de l’Irak et ses proches collaborateurs les plus proches. Ils révèlent que Saddam Hussein incitait ses conseillers à lire attentivement les Protocoles afin de vraiment comprendre « l’Entité Sioniste » (Israël - NDLR). Lors d’une réunion du parti Baas au milieu des années 1990, le dictateur irakien a même promis d’en distribuer des copies à tous les membres de l’assistance dans la perspective d’une prochaine discussion sur le sujet.
Un ouvrage publié en septembre dernier par les éditions universitaires de Cambridge (The Saddam Tapes) rend public des documents et des enregistrements audio relatant des discussions qui ont eu lieu entre 1978 et 2001 entre le président de l’Irak et ses proches collaborateurs les plus proches. Ils révèlent que Saddam Hussein incitait ses conseillers à lire attentivement les Protocoles afin de vraiment comprendre « l’Entité Sioniste » (Israël - NDLR). Lors d’une réunion du parti Baas au milieu des années 1990, le dictateur irakien a même promis d’en distribuer des copies à tous les membres de l’assistance dans la perspective d’une prochaine discussion sur le sujet.
Samedi 7 Janvier 2012
Extraits de «Damas dénonce "un complot" contre la Syrie», par Europe1.fr avec AFP
Nouvelles scènes de chaos à Damas. Deux semaines après une attaque meurtrière survenue dans la capitale syrienne, un attentat suicide dans le quartier historique de Midane a provoqué vendredi la mort d’au moins 26 personnes et fait 63 blessés. (...) Le commandement général du parti Baas, au pouvoir depuis 1963, a affirmé que l'attentat était « un acte terroriste faisant partie du complot ourdi contre la Syrie » et qu'il coïncidait « avec des déclarations faites par des symboles de l'opposition syrienne et par des responsables français et américains », selon la télévision syrienne.
(...) Le Hezbollah libanais, allié de la Syrie, a accusé les Etats-Unis d'être derrière l'attentat.
(...) Le Hezbollah libanais, allié de la Syrie, a accusé les Etats-Unis d'être derrière l'attentat.
Vendredi 6 Janvier 2012
Par Slate.fr
Le vrai secret que Barack Obama cache depuis toujours aux Américains et à la Terre entière n’est pas son lieu de naissance, comme l'ont longtemps suggéré certains de ses adversaires politiques, mais sa participation à un projet d’exploration de Mars de la CIA au début des années 1980 pour les besoins duquel il a été téléporté sur la planète rouge.
C’est ce qu’affirment Andrew D. Basiago et William Stillings, deux hommes qui assurent qu’ils ont été à cette époque des «chrononautes» au service du Darpa, l’agence du gouvernement qui développe de nouvelles technologies pour l’armée américaine. Et ils sont formels : Barack Obama, alors âgé de 19 ans, faisait partie de leur équipe de voyageurs dans le temps et dans l’espace sous un faux nom, Barry Soetero. (...)
Lire la suite sur Slate.fr.
Voir aussi :
* ''Obamaphobia'' : petit tour des théories du complot anti-Obama en images
C’est ce qu’affirment Andrew D. Basiago et William Stillings, deux hommes qui assurent qu’ils ont été à cette époque des «chrononautes» au service du Darpa, l’agence du gouvernement qui développe de nouvelles technologies pour l’armée américaine. Et ils sont formels : Barack Obama, alors âgé de 19 ans, faisait partie de leur équipe de voyageurs dans le temps et dans l’espace sous un faux nom, Barry Soetero. (...)
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Voir aussi :
* ''Obamaphobia'' : petit tour des théories du complot anti-Obama en images
Mercredi 4 Janvier 2012
Lu sur le web
Par Alain Beitone
La rumeur enfle depuis quelques semaines, sur internet, dans les médias, dans les déclarations de leaders politiques : la source de tous nos maux économiques serait la "loi de 1973".
C'est l'extrême droite qui est à l'origine du mouvement. D'Alain Soral à Marine Le Pen, les choses sont claires la "loi Pompidou, Giscard, Rothschild", en réformant les statuts de la Banque de France empêche l'Etat de "battre monnaie" pour se financer ce qui permet aux banques privées de s'engraisser en encaissant les intérêts de la dette. Certains n'hésitent pas à parler de "casse du siècle".
Dans ce courant politique, la lourde insistance sur les fonctions jadis exercées par G. Pompidou au sein de la banque Rothschild est loin d'être innocente. On se trouve en présence d'une rumeur complotiste traditionnelle qui désigne un bouc émissaire et apporte une explication simple à la crise de la dette. Ce discours a son correspondant aux Etats-Unis avec la campagne autour du livre de Eustace Mullins sur les secrets de la Réserve Fédérale, dont la création est attribuée à un complot de banquiers impulsé par…James de Rothschild. (...)
Lire la suite sur Le Monde.fr.
… et, en exclusivité pour Conspiracy Watch, la version longue du texte d’Alain Beitone.
Voir aussi :
* Etienne Chouard chez les Amis du Monde diplo : la descente aux enfers
* Cynthia McKinney, Matthias Chang et les ''créanciers de l’Ombre''
* « L'argent dette », vidéo-star du Net, a une sale petite odeur
C'est l'extrême droite qui est à l'origine du mouvement. D'Alain Soral à Marine Le Pen, les choses sont claires la "loi Pompidou, Giscard, Rothschild", en réformant les statuts de la Banque de France empêche l'Etat de "battre monnaie" pour se financer ce qui permet aux banques privées de s'engraisser en encaissant les intérêts de la dette. Certains n'hésitent pas à parler de "casse du siècle".
Dans ce courant politique, la lourde insistance sur les fonctions jadis exercées par G. Pompidou au sein de la banque Rothschild est loin d'être innocente. On se trouve en présence d'une rumeur complotiste traditionnelle qui désigne un bouc émissaire et apporte une explication simple à la crise de la dette. Ce discours a son correspondant aux Etats-Unis avec la campagne autour du livre de Eustace Mullins sur les secrets de la Réserve Fédérale, dont la création est attribuée à un complot de banquiers impulsé par…James de Rothschild. (...)
Lire la suite sur Le Monde.fr.
… et, en exclusivité pour Conspiracy Watch, la version longue du texte d’Alain Beitone.
Voir aussi :
* Etienne Chouard chez les Amis du Monde diplo : la descente aux enfers
* Cynthia McKinney, Matthias Chang et les ''créanciers de l’Ombre''
* « L'argent dette », vidéo-star du Net, a une sale petite odeur
Jeudi 29 Décembre 2011
Par AFP
Le président vénézuélien Hugo Chávez a évoqué mercredi l'existence d'une « technologie » américaine pour « inoculer le cancer », au lendemain de l'annonce du cancer de la présidente argentine Cristina Kirchner, victime de la maladie dans la foulée de plusieurs de ses homologues du continent.
« Ne serait-il pas étonnant qu'ils aient développé une technologie pour inoculer le cancer sans que personne ne le sache », a avancé M. Chávez au sujet des Etats-Unis, cible récurrente de ses critiques et, parfois, de ses dérapages verbaux. (...)
Lire la suite sur le site de L'Express.
Voir aussi :
* Le régime d'Hugo Chávez accuse les Etats-Unis d'avoir causé le séisme à Haïti
* Hugo Chávez veut « rétablir la vérité historique » sur la mort de Simon Bolivar
* Hugo Chávez voit un complot américain derrière les attentats du WTC
* Le président du Honduras se dit persécuté par des ''mercenaires israéliens''
« Ne serait-il pas étonnant qu'ils aient développé une technologie pour inoculer le cancer sans que personne ne le sache », a avancé M. Chávez au sujet des Etats-Unis, cible récurrente de ses critiques et, parfois, de ses dérapages verbaux. (...)
Lire la suite sur le site de L'Express.
Voir aussi :
* Le régime d'Hugo Chávez accuse les Etats-Unis d'avoir causé le séisme à Haïti
* Hugo Chávez veut « rétablir la vérité historique » sur la mort de Simon Bolivar
* Hugo Chávez voit un complot américain derrière les attentats du WTC
* Le président du Honduras se dit persécuté par des ''mercenaires israéliens''
Le New York Times épingle Ron Paul pour le contenu de ses bulletins d’information, diffusés depuis les années 1980, et pour ses soutiens sulfureux. Candidat à l’investiture du Parti républicain pour les élections présidentielles de 2012, ce conservateur « libertarien », proche de la très paranoïde John Birch Society, passe en effet pour être le candidat favori des conspirationnistes du 11-Septembre. Et pour avoir lui-même versé à plusieurs reprises dans la théorie du complot…
Ron Paul Political Report, Ron Paul's Freedom Report, Ron Paul Survival Report, Ron Paul Investment Letter : tels sont les titres des bulletins d’information mensuels qui font aujourd'hui polémique et qui ont été publiés depuis plus de vingt ans par Ron Paul. En 2008, James Kirchick révélait dans The New Republic le penchant du congressiste républicain pour les théories du complot et les dérapages racistes, manifestes à la lecture de ces fameuses newsletters. Le dernier article de Kirchick enfonce le clou. Il précise notamment que les bulletins de Ron Paul qu’il a pu consulter à l’Université du Kansas et à la Wisconsin Historical Society étaient rangés dans les archives relatives à la « littérature politique américaine d’extrême droite ».
Ron Paul Political Report, Ron Paul's Freedom Report, Ron Paul Survival Report, Ron Paul Investment Letter : tels sont les titres des bulletins d’information mensuels qui font aujourd'hui polémique et qui ont été publiés depuis plus de vingt ans par Ron Paul. En 2008, James Kirchick révélait dans The New Republic le penchant du congressiste républicain pour les théories du complot et les dérapages racistes, manifestes à la lecture de ces fameuses newsletters. Le dernier article de Kirchick enfonce le clou. Il précise notamment que les bulletins de Ron Paul qu’il a pu consulter à l’Université du Kansas et à la Wisconsin Historical Society étaient rangés dans les archives relatives à la « littérature politique américaine d’extrême droite ».
Mercredi 28 Décembre 2011
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Alain en est persuadé : le monde est secrètement gouverné par des hybrides issus d'un croisement entre une race d'extraterrestres « reptiliens » et des êtres humains. L'équipe d'Enquête exclusive (M6) a rencontré cet ancien ingénieur informatique (voir ci-dessous) dont les délires trouvent leur origine dans les écrits de David Icke, un complotiste britannique qui a prétendu par le passé qu'il était le fils de Dieu...
Là où l'on n'a plus vraiment envie de rire, c'est lorsqu'on sait que David Icke est considéré comme un auteur faisant référence par des partisans de la théorie du complot sur le 11-Septembre, comme William Schnabel, un professeur d'anglais qui avait organisé l'année dernière une conférence conspirationniste à la fac de lettres de Nancy.
Voir aussi :
* Robbie Williams et le « complot reptilien »
Là où l'on n'a plus vraiment envie de rire, c'est lorsqu'on sait que David Icke est considéré comme un auteur faisant référence par des partisans de la théorie du complot sur le 11-Septembre, comme William Schnabel, un professeur d'anglais qui avait organisé l'année dernière une conférence conspirationniste à la fac de lettres de Nancy.
Voir aussi :
* Robbie Williams et le « complot reptilien »
Alors que la Russie a dévoilé il y a quelques jours un projet de résolution au Conseil de sécurité condamnant notamment « l'usage disproportionné de la force par les autorités syriennes », qui aurait fait probablement plus de 5 000 morts à ce jour selon l’ONU, la complosphère persiste à s'enferrer dans le déni de réalité.
Depuis plusieurs semaines, les professionnels de la théorie du complot prétendent que les snipers qui tirent sur les foules de manifestants en Syrie sont en réalité des « mercenaires », des soldats d'élites infiltrés, d’obscures « forces spéciales » envoyées par l’OTAN.
Sur mondialisation.ca, Wayne Madsen explique que des « escadrons de la mort » armés par les Etats-Unis et Israël « ont non seulement mené des attaques contre les forces de sécurité syriennes, mais ont aussi massacré des civils dans des opérations sous "faux drapeau" attribuées par la suite aux forces du gouvernement syrien ». L’ex-larouchiste Webster Tarpley évoque quant à lui une « production conjointe de la CIA, du MI6, du Mossad ». Marc George, un ancien du Front national actuellement directeur du site medialibre.eu (après avoir été directeur de campagne de Dieudonné et secrétaire général de l'association d'Alain Soral) accuse tout bonnement « l’empire israélien » et le « lobby juif » de vouloir la peau de « l’Etat syrien ». De son côté, Thierry Meyssan affirme noir sur blanc que les manifestants anti-Assad n’ont jamais existé, que le bon président Assad a expressément interdit à ses hommes de tirer sur les manifestants et que les tortures infligées aux enfants par les services de sécurité syriens ne sont qu’une invention des médias occidentaux.
Depuis plusieurs semaines, les professionnels de la théorie du complot prétendent que les snipers qui tirent sur les foules de manifestants en Syrie sont en réalité des « mercenaires », des soldats d'élites infiltrés, d’obscures « forces spéciales » envoyées par l’OTAN.
Sur mondialisation.ca, Wayne Madsen explique que des « escadrons de la mort » armés par les Etats-Unis et Israël « ont non seulement mené des attaques contre les forces de sécurité syriennes, mais ont aussi massacré des civils dans des opérations sous "faux drapeau" attribuées par la suite aux forces du gouvernement syrien ». L’ex-larouchiste Webster Tarpley évoque quant à lui une « production conjointe de la CIA, du MI6, du Mossad ». Marc George, un ancien du Front national actuellement directeur du site medialibre.eu (après avoir été directeur de campagne de Dieudonné et secrétaire général de l'association d'Alain Soral) accuse tout bonnement « l’empire israélien » et le « lobby juif » de vouloir la peau de « l’Etat syrien ». De son côté, Thierry Meyssan affirme noir sur blanc que les manifestants anti-Assad n’ont jamais existé, que le bon président Assad a expressément interdit à ses hommes de tirer sur les manifestants et que les tortures infligées aux enfants par les services de sécurité syriens ne sont qu’une invention des médias occidentaux.
Dimanche 18 Décembre 2011
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Lu sur le web
Propos recueillis par Christophe Ono-dit-Biot
Le Point : Du 11 Septembre à DSK, pourquoi la théorie du complot se porte-t-elle si bien ?
Pierre-André Taguieff : L'époque présente, qu'on la dise postmoderne ou hypermoderne, se caractérise par une forte augmentation des incertitudes et des peurs qu'elles provoquent ou stimulent. En quoi elle est particulièrement favorable à la multiplication des représentations ou des récits conspirationnistes, à leur diffusion rapide et à leur banalisation. Ces récits, si délirants soient-ils, présentent l'avantage de donner du sens aux événements incompréhensibles ou effrayants. Ils permettent ainsi d'échapper au spectacle terrifiant d'un monde déchiré, chaotique, instable, dans lequel tout semble possible à chaque instant. Ces récits mettent de l'ordre et de la rationalité dans les événements, qui paraissent ainsi s'enchaîner.
Les interprétations paranoïaques de tout ce qui arrive dans le monde, interprétations qu'il est convenu d'appeler "théories du complot", sont ainsi devenues socialement "normales" et culturellement "ordinaires". Sous le regard conspirationniste, les coïncidences ne sont jamais fortuites, elles ont valeur d'indices, révèlent des connexions cachées et permettent de fabriquer des micromodèles explicatifs des événements. L'utopie communiste a beau avoir été disqualifiée, sa démonologie anticapitaliste lui a survécu : les capitalistes, les "puissants" et les "maîtres de la finance" forment toujours la redoutable bande de démons que les hommes dénoncent comme les responsables cachés des malheurs qui les frappent. (...)
Lire la suite sur le site du Point.
Source : Le Point, n° 2046, semaine du 1er décembre 2011, pp. 92-94.
Pierre-André Taguieff : L'époque présente, qu'on la dise postmoderne ou hypermoderne, se caractérise par une forte augmentation des incertitudes et des peurs qu'elles provoquent ou stimulent. En quoi elle est particulièrement favorable à la multiplication des représentations ou des récits conspirationnistes, à leur diffusion rapide et à leur banalisation. Ces récits, si délirants soient-ils, présentent l'avantage de donner du sens aux événements incompréhensibles ou effrayants. Ils permettent ainsi d'échapper au spectacle terrifiant d'un monde déchiré, chaotique, instable, dans lequel tout semble possible à chaque instant. Ces récits mettent de l'ordre et de la rationalité dans les événements, qui paraissent ainsi s'enchaîner.
Les interprétations paranoïaques de tout ce qui arrive dans le monde, interprétations qu'il est convenu d'appeler "théories du complot", sont ainsi devenues socialement "normales" et culturellement "ordinaires". Sous le regard conspirationniste, les coïncidences ne sont jamais fortuites, elles ont valeur d'indices, révèlent des connexions cachées et permettent de fabriquer des micromodèles explicatifs des événements. L'utopie communiste a beau avoir été disqualifiée, sa démonologie anticapitaliste lui a survécu : les capitalistes, les "puissants" et les "maîtres de la finance" forment toujours la redoutable bande de démons que les hommes dénoncent comme les responsables cachés des malheurs qui les frappent. (...)
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Source : Le Point, n° 2046, semaine du 1er décembre 2011, pp. 92-94.
Lu sur le web
Par Abel Mestre et Caroline Monnot
Louis Aliot, vice-président du Front national et codirecteur de campagne de Marine Le Pen, de retour d'une visite en Israël, a assuré, mercredi 14 décembre, sur France Inter que son parti n'a pas de "passé antisémite". L'on dira que le numéro deux du FN à la fois joue avec les mots et a la mémoire courte.
Effectivement, le FN n'a jamais fait de l'antisémitisme un axe programmatique. Ce qui, soit dit en passant, serait tombé sous le coup de la loi. Mais il a toléré une parole publique antisémite.
Louis Aliot, lui même, répète souvent sa réelle aversion pour les thématiques négationnistes - une des expressions de l'antisémitisme - et qui dit souhaiter débarrasser le Front national de ceux qui en sont les promoteurs. Il les compare fréquemment à "une maçonnerie qui agit au sein du Front", au point que les plus violents d’entre eux le surnomment publiquement "le juif Aliot". (...)
Lire la suite sur le blog Droite(s) extrême(s) (Le Monde).
Voir aussi :
* Nicolas Lebourg, « Le FN, Israël... et la France », NouvelObs.com, 15 décembre 2011.
Effectivement, le FN n'a jamais fait de l'antisémitisme un axe programmatique. Ce qui, soit dit en passant, serait tombé sous le coup de la loi. Mais il a toléré une parole publique antisémite.
Louis Aliot, lui même, répète souvent sa réelle aversion pour les thématiques négationnistes - une des expressions de l'antisémitisme - et qui dit souhaiter débarrasser le Front national de ceux qui en sont les promoteurs. Il les compare fréquemment à "une maçonnerie qui agit au sein du Front", au point que les plus violents d’entre eux le surnomment publiquement "le juif Aliot". (...)
Lire la suite sur le blog Droite(s) extrême(s) (Le Monde).
Voir aussi :
* Nicolas Lebourg, « Le FN, Israël... et la France », NouvelObs.com, 15 décembre 2011.
Ressources
S'il avait vécu en 2011, Voltaire n'aurait sans doute pas beaucoup apprécié le - décidément très mal nommé ! - Réseau Voltaire. En témoignent les lignes qui suivent, extraites de sa Dissertation sur la mort de Henri IV (1745). Des mots d'une effarante modernité :
Le plus horrible accident qui soit jamais arrivé en Europe a produit les plus odieuses conjectures. Presque tous les mémoires du temps de la mort de Henri IV jettent également des soupçons sur les ennemis de ce bon roi, sur les courtisans, sur les jésuites, sur sa maîtresse, sur sa femme même. Ces accusations durent encore, et on ne parle jamais de cet assassinat sans former un jugement téméraire. J'ai toujours été étonné de cette facilité malheureuse avec laquelle les hommes les plus incapables d'une méchante action aiment à imputer les crimes les plus affreux aux hommes d'État, aux hommes en place. On veut se venger de leur grandeur en les accusant ; on veut se faire valoir en racontant des anecdotes étranges. Il en est de la conversation comme d'un spectacle, comme d'une tragédie, dans laquelle il faut attacher par de grandes passions et par de grands crimes.
Des voleurs assassinent Vergier dans la rue ; tout Paris accuse de ce meurtre un grand prince [le prince de Condé - NDLR]. Une rougeole pourprée enlève des personnes considérables, il faut qu'elles aient été toutes empoisonnées. L'absurdité de l'accusation [contre le duc d’Orléans, régent - NDLR], le défaut total de preuves, rien n'arrête ; et la calomnie, passant de bouche en bouche, et bientôt de livre en livre, devient une vérité importante aux yeux de la postérité toujours crédule. Depuis que je m'applique à l'histoire, je ne cesse de m'indigner contre ces accusations sans preuves, dont les historiens se plaisent à noircir leurs ouvrages.
Le plus horrible accident qui soit jamais arrivé en Europe a produit les plus odieuses conjectures. Presque tous les mémoires du temps de la mort de Henri IV jettent également des soupçons sur les ennemis de ce bon roi, sur les courtisans, sur les jésuites, sur sa maîtresse, sur sa femme même. Ces accusations durent encore, et on ne parle jamais de cet assassinat sans former un jugement téméraire. J'ai toujours été étonné de cette facilité malheureuse avec laquelle les hommes les plus incapables d'une méchante action aiment à imputer les crimes les plus affreux aux hommes d'État, aux hommes en place. On veut se venger de leur grandeur en les accusant ; on veut se faire valoir en racontant des anecdotes étranges. Il en est de la conversation comme d'un spectacle, comme d'une tragédie, dans laquelle il faut attacher par de grandes passions et par de grands crimes.
Des voleurs assassinent Vergier dans la rue ; tout Paris accuse de ce meurtre un grand prince [le prince de Condé - NDLR]. Une rougeole pourprée enlève des personnes considérables, il faut qu'elles aient été toutes empoisonnées. L'absurdité de l'accusation [contre le duc d’Orléans, régent - NDLR], le défaut total de preuves, rien n'arrête ; et la calomnie, passant de bouche en bouche, et bientôt de livre en livre, devient une vérité importante aux yeux de la postérité toujours crédule. Depuis que je m'applique à l'histoire, je ne cesse de m'indigner contre ces accusations sans preuves, dont les historiens se plaisent à noircir leurs ouvrages.
Lundi 12 Décembre 2011
Par Aurel
Source : Politis, semaine du 1er décembre 2011.
(Merci à Aurel de nous avoir autorisé à reproduire son dessin)
(Merci à Aurel de nous avoir autorisé à reproduire son dessin)
Jeudi 8 décembre, lors d’une intervention télévisée, le Premier ministre russe Vladimir Poutine a accusé le Département d’Etat américain d’être derrière la contestation qui a suivi les élections législatives organisées dans son pays dimanche dernier.
En déclarant que les élections « n’étaient ni honnêtes ni équitables », Hillary Clinton aurait, selon lui « donné le "la" pour certains activistes à l'intérieur du pays. (…) Ils ont entendu le signal et, avec le soutien du département d'Etat, ont commencé à travailler activement ».
Poutine a aussi dénoncé le « financement par l’étranger » de ceux qui protestent contre les fraudes électorales, à coups de « centaines de millions de dollars ». Il a ajouté qu’il envisageait de « renforcer les sanctions contre ceux qui travaillent pour un Etat étranger ».
En déclarant que les élections « n’étaient ni honnêtes ni équitables », Hillary Clinton aurait, selon lui « donné le "la" pour certains activistes à l'intérieur du pays. (…) Ils ont entendu le signal et, avec le soutien du département d'Etat, ont commencé à travailler activement ».
Poutine a aussi dénoncé le « financement par l’étranger » de ceux qui protestent contre les fraudes électorales, à coups de « centaines de millions de dollars ». Il a ajouté qu’il envisageait de « renforcer les sanctions contre ceux qui travaillent pour un Etat étranger ».
Vendredi 9 Décembre 2011
Par Agence France-Presse
Depuis près de 70 ans, une théorie récurrente veut que le président américain Franklin Roosevelt, averti de l'imminence de l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, ait choisi le silence, comptant sur ce choc pour convaincre ses compatriotes d'entrer en guerre.
« C'est une légende », tranche Daniel Martinez, historien rattaché au Mémorial national de Pearl Harbor à Hawaii, où l'aviation japonaise a détruit la flotte américaine du Pacifique le 7 décembre 1941, déclenchant l'entrée des États-Unis dans la seconde guerre mondiale. « C'est le genre de théorie du complot inventée pour vendre des livres ».
S'il est exact que le président Roosevelt (1933-45) désespérait de convaincre les Américains d'entrer dans le conflit, sa priorité avant Pearl Harbor était de combattre en Europe, alors sous la botte nazie, pas de combattre dans le Pacifique. (...)
Lire la suite sur LaPresse.ca.
Voir aussi :
* “ Local Pearl Harbor attack survivors unfazed by suggestion that White House had been warned of coming action ”, Jacksonville.com, December 6, 2011.
Pour aller plus loin :
La théorie du complot sur Pearl Harbor est l'un des serpents de mer de la littérature conspirationniste. Elle est présente aussi bien dans le fameux Livre Jaune n°5 - un des best-sellers du conspirationnisme contemporain consistant en une apologie discrète du nazisme sous le couvert de références New Age - que sous la plume de Bill Kaysing, un bibliothécaire américain devenu célèbre en développant la thèse selon laquelle aucun homme n’a jamais marché sur la Lune. On la retrouve également dans les propos de l'animateur télé égyptien Tawfiq Okacha, mêlée à des références aux Protocoles des Sages de Sion. Sans surprise, l'association complotiste ReOpen911, qui soutient notamment que les attentats du 11-Septembre sont le produit d'un complot interne américain, va jusqu'à écrire sur son site que « OUI, il est désormais absolument certain que Roosevelt, son cabinet et son état-major savaient parfaitement par qui, quand et comment Pearl Harbor allait être attaqué. OUI, Roosevelt, son cabinet et son état-major ont participé à la mise en place de cet événement par la coercition et l’instrumentalisation avec un degré d’implication qui reste à établir ».
« C'est une légende », tranche Daniel Martinez, historien rattaché au Mémorial national de Pearl Harbor à Hawaii, où l'aviation japonaise a détruit la flotte américaine du Pacifique le 7 décembre 1941, déclenchant l'entrée des États-Unis dans la seconde guerre mondiale. « C'est le genre de théorie du complot inventée pour vendre des livres ».
S'il est exact que le président Roosevelt (1933-45) désespérait de convaincre les Américains d'entrer dans le conflit, sa priorité avant Pearl Harbor était de combattre en Europe, alors sous la botte nazie, pas de combattre dans le Pacifique. (...)
Lire la suite sur LaPresse.ca.
Voir aussi :
* “ Local Pearl Harbor attack survivors unfazed by suggestion that White House had been warned of coming action ”, Jacksonville.com, December 6, 2011.
Pour aller plus loin :
La théorie du complot sur Pearl Harbor est l'un des serpents de mer de la littérature conspirationniste. Elle est présente aussi bien dans le fameux Livre Jaune n°5 - un des best-sellers du conspirationnisme contemporain consistant en une apologie discrète du nazisme sous le couvert de références New Age - que sous la plume de Bill Kaysing, un bibliothécaire américain devenu célèbre en développant la thèse selon laquelle aucun homme n’a jamais marché sur la Lune. On la retrouve également dans les propos de l'animateur télé égyptien Tawfiq Okacha, mêlée à des références aux Protocoles des Sages de Sion. Sans surprise, l'association complotiste ReOpen911, qui soutient notamment que les attentats du 11-Septembre sont le produit d'un complot interne américain, va jusqu'à écrire sur son site que « OUI, il est désormais absolument certain que Roosevelt, son cabinet et son état-major savaient parfaitement par qui, quand et comment Pearl Harbor allait être attaqué. OUI, Roosevelt, son cabinet et son état-major ont participé à la mise en place de cet événement par la coercition et l’instrumentalisation avec un degré d’implication qui reste à établir ».
Mercredi 7 Décembre 2011
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Le petit livre de Marc Jacquemain et Jérôme Jamin, L'histoire que nous faisons. Contre les théories de la manipulation (éd. Liberté j'écris ton nom, 2008), est désormais téléchargeable en accès libre, au format pdf, sur le site de l'Université de Liège.
Quatrième de couverture :
Dans un monde de plus en plus interdépendant, il nous arrive de nous sentir manipulés par les acteurs dominants que sont les institutions économiques internationales, les entreprises mondialisées, les grands médias ou les principaux responsables politiques.
Pour autant, l’homme ordinaire d’aujourd’hui n’est-il vraiment qu’une marionnette comme le prétend toute une partie de la critique de gauche ? Ne sommes-nous pas davantage acteurs qu’on nous le prétend et n’avons-nous pas mieux à faire que de voir partout des manipulations et des « agendas cachés » ? C’est à cette réflexion que nous invitent les auteurs.
Les auteurs :
Jérôme Jamin est docteur en Science politique et sociale et chercheur au Centre d’études de l’ethnicité et des migrations (Cedem) de l’Université de Liège. Il est l’auteur, entre autres, de L'imaginaire du complot (Amsterdam University Press, 2009).
Marc Jacquemain est professeur de sociologie à l’Institut des sciences humaines et sociales de l’Université de Liège. Il est notamment l'auteur de Du bon usage de la laïcité (Aden, 2008).
Quatrième de couverture :
Dans un monde de plus en plus interdépendant, il nous arrive de nous sentir manipulés par les acteurs dominants que sont les institutions économiques internationales, les entreprises mondialisées, les grands médias ou les principaux responsables politiques.
Pour autant, l’homme ordinaire d’aujourd’hui n’est-il vraiment qu’une marionnette comme le prétend toute une partie de la critique de gauche ? Ne sommes-nous pas davantage acteurs qu’on nous le prétend et n’avons-nous pas mieux à faire que de voir partout des manipulations et des « agendas cachés » ? C’est à cette réflexion que nous invitent les auteurs.
Les auteurs :
Jérôme Jamin est docteur en Science politique et sociale et chercheur au Centre d’études de l’ethnicité et des migrations (Cedem) de l’Université de Liège. Il est l’auteur, entre autres, de L'imaginaire du complot (Amsterdam University Press, 2009).
Marc Jacquemain est professeur de sociologie à l’Institut des sciences humaines et sociales de l’Université de Liège. Il est notamment l'auteur de Du bon usage de la laïcité (Aden, 2008).
Lundi 5 Décembre 2011
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La participation de miliciens bassidjis au saccage de l'ambassade du Royaume-Uni à Téhéran mardi 29 novembre dernier étant désormais avérée, peu de doutes persistent sur le caractère spontanée d'une telle attaque, présentée par les médias officiels de la République islamique d'Iran comme des débordements dus à de simples étudiants en colère.
Le Monde.fr est revenu hier sur le sujet et a montré que les partisans de la "mollarchie" iranienne tentent de rejeter la faute sur les Britanniques eux-mêmes, fidèles en cela à un réflexe conspirationniste très ancré dans l'histoire de l'Iran contemporain (au point d'en être devenu un véritable objet de plaisanterie) mais aussi très pratique lorsqu'il s'agit de faire diversion :
Le Monde.fr est revenu hier sur le sujet et a montré que les partisans de la "mollarchie" iranienne tentent de rejeter la faute sur les Britanniques eux-mêmes, fidèles en cela à un réflexe conspirationniste très ancré dans l'histoire de l'Iran contemporain (au point d'en être devenu un véritable objet de plaisanterie) mais aussi très pratique lorsqu'il s'agit de faire diversion :
« Philadelphie », le groupuscule sectaire auquel aurait participé Xavier Dupont de Ligonnès, prônait une vision du monde mêlant « références à Satan et "complot judéo-maçonnique" ». C'est ce qu'a révélé Le Parisien dans son édition d'hier.
Animé par la propre mère du fugitif (soupçonné du meurtre de sa femme et de ses quatre enfants, Dupont de Ligonnès est en fuite depuis le 15 avril dernier), le « groupe de prière » avait une singulière manière de présenter à ses membres l'histoire des deux derniers siècles :
« Dans un fascicule de 19 pages remis aux membres [du groupuscule], la religion catholique est décrite comme "une synagogue de Satan" dirigée par un "pouvoir occulte aux mains des juifs talmudistes". Le premier succès de ce "complot luciférien" n’est autre que l’avènement de "la Révolution française et ses valeurs maçonniques". Dans ce combat entre le bien et le mal, la "victoire de l’ennemi" est annoncée en 1962, 1995, et 1999. Trois années durant lesquelles les membres de Philadelphie se sont réunis en Bretagne pour attendre l’apocalypse. »
Animé par la propre mère du fugitif (soupçonné du meurtre de sa femme et de ses quatre enfants, Dupont de Ligonnès est en fuite depuis le 15 avril dernier), le « groupe de prière » avait une singulière manière de présenter à ses membres l'histoire des deux derniers siècles :
« Dans un fascicule de 19 pages remis aux membres [du groupuscule], la religion catholique est décrite comme "une synagogue de Satan" dirigée par un "pouvoir occulte aux mains des juifs talmudistes". Le premier succès de ce "complot luciférien" n’est autre que l’avènement de "la Révolution française et ses valeurs maçonniques". Dans ce combat entre le bien et le mal, la "victoire de l’ennemi" est annoncée en 1962, 1995, et 1999. Trois années durant lesquelles les membres de Philadelphie se sont réunis en Bretagne pour attendre l’apocalypse. »
Mardi 29 Novembre 2011
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Par Zineb Dryef
Son enquête publiée dans le New York Review of Books a redonné de l'espoir aux avocats américains de Dominique Strauss Kahn. En dévoilant des zones d'ombres dans le scénario initial de l'affaire du Sofitel, le journaliste américain Edward Jay Epstein relance l'hypothèse d'un complot politique contre l'ex-patron du FMI.
Une visite sur le site du journaliste révèle un enquêteur porté sur la « face cachée » de tous les grands scandales de ces quarante dernières années. Sa bibliographie est toute entière consacrée à ces événements dont la part de mystère alimente les thèses les plus folles : le 11 septembre, l'anthrax, les réseaux d'Hollywood... (...)
Lire la suite sur Rue89.
Voir aussi :
* Affaire DSK: pourquoi des médias ont refusé l'enquête d'Epstein (Slate.fr)
* Quelques commentaires sur l’affaire DSK
* Arte propose un tour d'horizon des théories du complot sur l'assassinat de John F. Kennedy
Une visite sur le site du journaliste révèle un enquêteur porté sur la « face cachée » de tous les grands scandales de ces quarante dernières années. Sa bibliographie est toute entière consacrée à ces événements dont la part de mystère alimente les thèses les plus folles : le 11 septembre, l'anthrax, les réseaux d'Hollywood... (...)
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Voir aussi :
* Affaire DSK: pourquoi des médias ont refusé l'enquête d'Epstein (Slate.fr)
* Quelques commentaires sur l’affaire DSK
* Arte propose un tour d'horizon des théories du complot sur l'assassinat de John F. Kennedy
Samedi 26 Novembre 2011
© Rudy Reichstadt 2007-2012 - www.conspiracywatch.info































