Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot

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La Bibliothèque
La Causalité diabolique, de Léon Poliakov
Les Protocoles des Sages de Sion : Faux et usages d'un faux, de Pierre-André Taguieff
Mythes et mythologies politiques, de Raoul Girardet
L'imaginaire du complot mondial, de Pierre-André Taguieff
Les rhétoriques de la conspiration, sous la direction d'Emmanuelle Danblon & Loïc Nicolas
Le style paranoïaque. Théories du complot et droite radicale en Amérique, de Richard Hofstadter
Le Complot : L'histoire secrète des Protocoles des Sages de Sion, de Will Eisner
L'Effroyable Imposteur, de Fiammetta Venner
L'Obsession du complot, de Frédéric Charpier
La Société parano, de Véronique Campion-Vincent





Par Mathieu Molard


Profession de foi des candidats UPR pour les législatives 2017 (détail)
LU SUR LE WEB : Pour les législatives, l’UPR de François Asselineau présente des candidats dans 574 des 577 circonscriptions. Le parti peut espérer toucher plus d’un million d’euros de financement public.

L’Union Populaire et Républicaine de François Asselineau prouve à nouveau sa bonne implantation. Pour ces législatives, le parti présente des candidats dans 574 des 577 circonscriptions (link is external). Avec ce total, il est le parti présent dans le plus de circonscriptiond. Aux élections régionales de 2015, l’UPR présentait déjà 1974 candidats. Sur son site un compteur annonce le nombre d’adhérents revendiqués : 28.127 contre seulement 9.400 il y a 2 ans. (...)

Lire la suite sur le site de StreetPress.
Onfray et le conspirationnisme en contrebande
LU SUR LE WEB : "Peut-être comprendrait-il mieux le ridicule de ses démonstrations s'il cherchait à se les appliquer à lui-même", écrit le sociologue Gérald Bronner à propos du philosophe et de son interprétation de l'élection présidentielle.

L’accusation de conspirationnisme peut injustement disqualifier un adversaire et ce terme ne doit pas servir de repoussoir à toute tentative de critique du monde. Cette mise en garde ne doit pas autoriser non plus l’impunité intellectuelle dans ce domaine. Certains, avant de développer leur rhétorique, prennent soin de l’introduire en disant : "Evidemment, on va m’accuser de complotisme."

Cette tactique en forme de prétérition, Michel Onfray n’hésite pas à en user dans sa dernière vidéo : "Les loups sont entrés dans Paris." Un monologue où il propose de nous livrer son interprétation de l’élection présidentielle. En avertissant que quiconque désigne la machine de guerre capitaliste passe pour un complotiste, l’intellectuel abuse du sophisme de l’épouvantail consistant à attribuer à un adversaire des arguments outrés et facilement réfutables. (...)

Lire la suite sur le site de l'Obs.


Voir aussi :
* Michel Onfray et le biais d’intentionnalité (Telos, 24 mai 2017)
* MàJ : Les élucubrations d'Onfray, par Laurent Joffrin (2 juin 2017)

Par Thomas Legrand


Capture d'écran du clip de campagne de la France insoumise (élections législatives 2017)


Vous revenez sur cette phrase prononcée hier par Jean-Luc Mélenchon, je cite : « Cazeneuve, le gars qui s’est occupé de l’assassinat de Rémi Fraisse »...

Oui, et au-delà de l’insulte, cette phrase constitue d’abord un immense gâchis parce que le débat de la violence policière a lieu d’être. La mort de Rémi Fraisse est le signe d’un dysfonctionnement grave du maintien de l’ordre en France. Le maintien de l’ordre est une affaire très complexe qui nécessite un savoir-faire et du courage politique pour contenir la culture répressive d’une grande partie de la police. S’il est vrai que les forces de l’ordre ont à faire, ces dernières années, à des manifestants eux-mêmes violents, déterminés, organisés, il n’en reste pas moins que Rémi Fraisse, militant écologiste, n’aurait pas dû mourir et que de nombreux blessés graves, par flashball notamment, n’auraient pas dû l’être.

Certains mettent la diatribe mélenchonienne anti-Cazeneuve sur le compte de la tradition fratricide des 2 gauches à propos du maintien de l’ordre. La gauche la plus radicale accuse, de façon virulente, la gauche dite de gouvernement de traîtrise à la cause, de faire tirer sur le peuple. De Clémenceau à Jules Moch … et donc aussi à Bernard Cazeneuve, les ministres de l’Intérieur de gauche, soucieux de ce qu’ils appellent « l’ordre républicain », sont toujours voués aux gémonies, parfois non sans raison, par les gauches plus dures. C’est vieux comme la République. Mais ce qui est nouveau, c’est le complotisme.
Mort de Diana : quand M6 se sert d'une dramaturgie complotiste pour conclure à l'absence de complot
« Mort de Diana : l'incroyable révélation ». C'est le titre d'un documentaire « choc » diffusé ce soir sur M6 dans « Zone interdite ». « La chaîne, annonce Le Figaro, dévoile une information exclusive sur l’accident de la princesse de Galles ».

De quoi nourrir les fantasmes conspirationnistes qui, depuis près de vingt ans, accompagnent toute évocation de l'affaire ? Non. Ophélie Meunier, la présentatrice de « Zone interdite », le certifie sans détours :

« Ce soir, on clôt le dossier et c’est un soulagement. On tire un trait ferme et définitif sur la théorie de l’assassinat et du complot. C’est un accident. Ne vous attendez pas non plus à quelque chose d’ubuesque ».

Reste que le choix d'une promotion sensationnaliste cachant mal ses emprunts à la dramaturgie complotiste la plus classique laisse songeur. Mais, comme l'explique Ophélie Meunier sur Europe 1, il s'agit de « garder jusqu'au bout le suspense ».

Il est vrai que la concurrence est rude : France 3, qui n'a pas l'excuse d'être une chaîne privée, n'est jamais revenue publiquement sur sa responsabilité éditoriale dans la diffusion et la rediffusion d'un film ouvertement complotiste sur la mort de Lady Di.

Par AFP


Un présentateur conspirationniste de Fox News dans la tourmente
LU SUR LE WEB : Le présentateur de la chaîne d'informations conservatrice Fox News, Sean Hannity, suscite une polémique aux États-Unis pour avoir relayé une thèse conspirationniste liant la mort d'un responsable démocrate à Wikileaks.

L'affaire concerne Seth Rich, employé au sein du comité national du parti démocrate (DNC), qui a été tué par balles mi-juillet 2016 non loin de son domicile de Washington.

L'enquête officielle a conclu à un vol à main armée qui aurait mal tourné, mais dès son décès, plusieurs sites et médias identifiés comme conservateurs ont laissé entendre qu'il pourrait s'agir d'un assassinat politique.

Selon cette théorie, qui n'est soutenue par aucune preuve formelle, Seth Rich aurait communiqué à Wikileaks, la plateforme de publication de documents secrets, des courriers électroniques internes au comité national du parti démocrate, avant d'être découvert et assassiné. (...)

Lire la suite sur le site du HuffPost Québec.
La chaîne russe RT brocardée sur Twitter pour son tropisme conspirationniste
Punchline. Le compte Twitter de la chaîne RT en allemand a suscité il y a quelques jours les commentaires sarcastiques de twittos inquiets de la propagation du conspirationnisme dans l'espace public.

Tout a commencé vendredi dernier, lorsque l'ambassade de la Fédération de Russie au Royaume-Uni a publié un tweet partagé près de 7000 fois présentant sans la moindre preuve l'Américain Seth Rich, un jeune employé du Comité national démocrate dont le meurtre, en juillet 2016, a donné naissance à une théorie du complot destinée à calomnier Hillary Clinton, comme un « informateur de Wikileaks ». Une thèse complotiste propagée notamment par Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, mais aussi par Newt Gingrich, un partisan de Donald Trump, et la chaîne conservatrice américaine Fox News.

Interpellée sur les réseaux sociaux pour son recours répété à des théories du complot de ce type, la chaîne russe RT a réagi par l'intermédiaire du compte Twitter de RT Deutsch (Russia Today en allemand) :

« Nous ne "répandons" pas des théories du complot - nous donnons la parole à ceux qui inventent ces théories et donnons au public l'occasion de se faire sa propre opinion ».

Une explication brocardée par plusieurs twittos (voir ici, ou encore ) pour qui la ligne de défense adoptée par RT Deutsch décrit très précisément ce que l'on entend communément par « répandre des théories du complot ». Laissons le mot de la fin à cet autre twitto, ironisant sur l'argument avancé par RT Deutsch :

« Je ne propage par le feu. Je verse de l'essence sur une flamme et donne à la chimie l'occasion de se faire sa propre opinion ».


Voir aussi :
* Christoph Hörstel et le « management de la terreur »

Par Richard Hétu


Newt Gingrich (Fox News, 21 mai 2017)
LU SUR LE WEB : Comment les partisans de Donald Trump réactivent une théorie du complot apparue l'année dernière pour faire diversion sur les liens entre l'entourage du président et les autorités russes.

Connaissez-vous Seth Rich ? Âgé de 27 ans, ce jeune employé du Comité national du Parti démocrate (DNC) a été abattu aux petites heures du matin le 10 juillet 2016 dans le quartier Bloomingdale de Washington. Hillary Clinton ou l’un de ses proches a commandé son meurtre pour cacher le fait que Rich – et non les Russes – a fourni à WikiLeaks les courriels du DNC.

Il s’agit d’une théorie de complot que Julian Assange a contribué à répandre l’an dernier et que Fox News, notamment par l’entremise de son animateur Sean Hannity, exploite ces jours-ci pour ne pas avoir à parler des scandales entourant Donald Trump. Or, un important allié du président a endossé cette «fausse nouvelle» hier, appelant Robert Mueller, le procureur spécial chargé d’enquêter sur les liens entre l’entourage de Trump et la Russie, à s’y intéresser. (...)

Lire la suite sur LaPresse.ca.


Voir aussi :
* Meurtre à Washington : WikiLeaks relance la théorie du complot
Venezuela : fragilisé, le président Maduro crie (encore) au complot et compare ses opposants aux nazis
Le président vénézuélien Nicolas Maduro a dénoncé mardi 16 mai 2017 en Conseil des ministres le « complot » orchestré selon lui contre son pays par les Etats-Unis avec le concours de l'opposition vénézuélienne et la « campagne de persécution » dont il serait victime.

Il a accusé nommément Julio Borges, le président du Parlement vénézuélien, dominé par l'opposition au régime chaviste, d'être de mèche avec Washington.

Lors de cette réunion diffusée sur la télévision publique VTV, Maduro a risqué une analogie douteuse avec l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, présentant les chavistes comme les « nouveaux Juifs du XXIème siècle » :

« Nous ne portons pas l'étoile jaune de David, nous portons le cœur rouge du désir de se battre et de se battre pour la dignité humaine, et nous vaincrons les nazis du XXIème siècle ».

Chef de l'Etat d'un pays en proie aux pénuries, à l'inflation la plus élevée au monde, à une criminalité incontrôlable et à une crise sanitaire sans précédent, Maduro est confronté depuis début avril à une vague de manifestations quasi quotidiennes ayant fait plus de 40 morts à ce jour, autant que lors de la précédente grande série de protestations de février à mai 2014. Sept Vénézuéliens sur dix souhaitent son départ avant la fin de son mandat en décembre 2018.

Hier, son homologue russe lui a apporté son soutien. Au cours d'un entretien téléphonique, Vladimir Poutine « a souligné le droit du peuple vénézuélien à choisir son destin sans intervention extérieure, face aux forces radicales qui peuvent compter avec le soutien de l'extérieur », selon un communiqué de la diplomatie vénézuélienne. Fin avril, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova, célèbre pour les sarcasmes dont elle agrémente ses interventions (le dernier en date concernant l'influence des Juifs sur la démocratie américaine, a accusé des « forces extérieures » d'avoir un « impact perturbateur majeur » sur la situation politique au Venezuela.


Voir aussi :
* Imposture populiste au Venezuela (Le Monde, 8 mai 2017)
* Venezuela : même des chavistes historiques se retournent contre Maduro (France 24, 2 septembre 2016)
* Les « Révolutions de couleurs » : coups d’État fabriqués ou soulèvements populaires ?

Par Loïc Nicolas


"Cicéron au Sénat accuse Catilina de conjuration, le 21 octobre 63 avant J.C.", de Cesare Maccari, 1889 (détail)
LU SUR LE WEB : Pour faire reculer le conspirationnisme, Loïc Nicolas (Université Libre de Bruxelles) plaide pour la mise en place de cours de rhétorique. Car lorsqu’on ne dispose pas des mots pour faire partager son avis ou exprimer son désaccord, lorsqu’on est frustré de ne pas pouvoir ou savoir prendre la parole devant les autres, on bascule beaucoup plus facilement dans l’invective.

Nous vivons une époque extrêmement complexe et troublée. Cette complexité est source d’inquiétudes et d’interrogations, notamment quant à l’avenir de la démocratie et de la paix et, pour utiliser un gros mot, quant au « sens de l’Histoire » (la grande, mais aussi la petite, celle qui traverse le quotidien de tout un chacun). Conflits armés, attaques terroristes, tensions religieuses, crise économique, défi climatique… chaque jour, tout nous rappelle combien nos vies sont fragiles ; combien notre existence collective est incertaine ; combien nous sommes vulnérables. À l’heure de l’information en continu, il est impossible d’y échapper.

En même temps, ce rappel permanent de notre impuissance fait violence à notre condition de Modernes. Cela met en péril notre désir acharné de transparence, d’ordre et de performance. Nous aimerions avoir vraiment prise sur les événements du monde et n’être pas fragiles. Nous aspirons à la sécurité, qu’elle soit physique, sociale, professionnelle, familiale ou encore émotionnelle. Mais, sans arrêt, le monde et l’Histoire nous renvoient une autre image de nous-mêmes : celle d’individus dont la compréhension des choses est forcément limitée, partielle, douteuse et chaotique. Cette position, disons-le, n’est confortable pour personne. Face à un monde en crise, les théories du complot offrent alors une échappatoire facile et rassurante. (...)

Lire la suite sur The Conversation.


Voir aussi :
* Les Rhétoriques de la conspiration (Emmanuelle Danblon & Loïc Nicolas dir.)

Propos recueillis par Laurence Neuer


Fake news : "Rien n'influence plus les êtres humains que la parole"
Selon Dan Shefet, co-auteur avec Nathalie Goulet d'une proposition de loi visant à sanctionner les fake news, tous les diffuseurs d'informations – blogs, réseaux sociaux, moteurs de recherche, médias traditionnels – doivent être logés à la même enseigne. Entretien.

Le Point.fr : Vous avez rédigé avec la sénatrice Nathalie Goulet une proposition de loi visant à créer une nouvelle infraction. Les auteurs et relayeurs de « fausses nouvelles » seraient passibles d'un an de prison et de 15 000 euros d'amende. Les « fausses nouvelles », c'est large... Comment les définissez-vous ?

Dan Shefet : Cette proposition ne vise que des postulats falsifiables, c'est-à-dire des « faits » (ou prétendus faits). Elle exclut les opinions et les expressions de sentiments, qui ne sont pas falsifiables. Nous appliquons à cette fin la distinction qu'on trouve déjà chez Emmanuel Kant et Karl Raimund Popper entre d'une part le physique, falsifiable et vérifiable, et d'autre part, le métaphysique, infalsifiable. La notion de fake news correspond à un postulat (falsifiable), dont la particularité est de posséder un potentiel manipulatoire et dont le but est de tromper l'opinion publique de manière intentionnelle et malveillante (double critère d'intentionnalité) et de fausser le jeu démocratique.

Le Point.fr : Les « faux avis » de consommateurs sur Internet sont-ils concernés ?

Dan Shefet : Non, car la fake news cible les valeurs collectives et le processus démocratique. Et d'ailleurs, les faux avis (astroturfing) sont sanctionnés par le Code de la consommation. (...)

Lire la suite sur le site du Point.


Voir aussi :
* Faut-il sanctionner la propagation de fausses nouvelles ? (Le Point, 23 avril 2017)
Au 3ème procès AZF, réquisitoire contre les théories du complot
LU SUR LE WEB : « Il n’y a pas de mystère AZF » : au troisième procès de la pire catastrophe industrielle récente en France, l’accusation s’en est prise aux « hypothèses folles » qui courent depuis quinze ans sur les causes du drame.

Deux avocats généraux se partagent la tâche de requérir mercredi et jeudi devant la cour d’appel de Paris contre la société exploitante de l’usine, Grande Paroisse, filiale du géant Total, et contre l’ancien directeur du site Serge Biechlin.

Les deux sont jugés pour « homicides involontaires ».

Stéphane Chassard parle le premier, pendant plus de quatre heures, avec un grand souci de pédagogie pour expliquer son « cheminement personnel » dans un dossier aussi touffu que « terrible ».

Rompant un instant avec la grande technicité des débats, qui ont commencé fin janvier, il s’attache d’abord aux victimes de l’explosion du 21 septembre 2001 à Toulouse : 29 morts et des milliers de blessés. Sans compter des dégâts considérables et une ville durablement meurtrie. (...)

Lire la suite sur le site de Ouest-France.


Voir aussi :
* Procès AZF : toutes les hypothèses seront examinées
* AZF : la « version officielle »... et les thèses « alternatives »

Par Yaakov Schwartz


Un reportage de la Première chaîne russe décrit une bande dessinée antisémite décrivant une truie marquée d'une étoile de David et du mot « Rothschild » allaitant six porcelets (avec les mots MI6, ISIS, Al-Qaïda, CIA, Israël et Boko Haram écrits sur eux) comme une « caricature moderne et typique » (Crédit : capture d'écran)
LU SUR LE WEB : La Première chaîne russe a diffusé un reportage sur la famille Rothschild contenant un discours antisémite classique et de la propagande nazie.

Le reportage, sous-titré en anglais cette semaine par l’institut de veille des médias MEMRI, dépeint la famille Rothschild comme étant une famille qui mène une cabale internationale. En faisant la liste des différentes « dénonciations » et en faisant des omissions stratégiques, le reportage affirme que la dynastie fait partie d’une conspiration juive pour prendre le pouvoir dans le monde.

Un film de propagande nazie sur Nathan Rothschild dans l’Angleterre du 19e siècle est décrit comme l’un des « documentaires et plusieurs longs métrages … tournés à propos de cette famille ».

Le reportage, diffusé le 2 avril, décrit le film nazi comme « l’un des premiers de ces films, tournés en 1940 en Allemagne, dans les studios de cinéma UFA ». Et bien que l’on affirme que l’UFA était la principale société de production du Troisième Reich, dirigée par Joseph Goebbels, MEMRI-TV a décrit l’absence de référence explicite au parti nazi comme étant « inhabituel dans les émissions publiques dans les médias russes ». (...)

Lire la suite sur le Times of Israel.


Voir aussi :
* La Turquie, proie du complot juif mondial selon Erdogan et ses partisans
* L'image des Rothschild (France Inter)

Par Mathieu Molard


Le rappeur conspi Rockin'Squat à la Fête de l'Huma
LU SUR LE WEB : La Fête de l’Huma, festival de musique et de débat organisé chaque année par le journal communiste l’Humanité, annonce la présence de Rockin’ Squat, pilier du groupe Assassin, connu pour ses nombreuses prises de position conspirationnistes.

Ce mardi 10 mai, la Fête de l’Huma annonçait sa prog’. (link is external) Au programme, quelques belles têtes d’affiche comme Iggy Pop ou les Hurlements de Léo. La grande scène accueillera également « L’Age d’or du rap français ». Un plateau composé de grands noms du hip hop des 90’s, en tournée nationale. Sur scène, notamment : Neg’Marrons, Busta Flex, Nuttea, Passi et, surprise, Assassin !

Si le groupe mythique a longtemps porté la défense des quartiers populaires, son leader Rockin Squat’ a depuis plusieurs années pris un virage complotiste, mettant sa musique au service de thèses pour le moins fumeuses, avec un certain succès. (...)

Lire la suite sur le site de StreetPress.


Voir aussi :
* Rockin' Squat signe la préface du dernier livre de Kémi Séba
* Le rappeur Rockin' Squat en rajoute une couche sur la ''conspiration mondiale''
Vendredi 12 Mai 2017



Un proche de Thierry Meyssan rejoint les rangs du parti de Nicolas Dupont-Aignan
Président du Réseau Voltaire France, Alain Benajam a annoncé lundi 8 mai qu'il venait de rejoindre Debout la France (DLF), le parti de Nicolas Dupont-Aignan.

Précisant qu'il n'aurait « en aucun cas adhéré à DLF si Nicolas Dupont-Aignan n'avait pas appelé à voter Marine [Le Pen] » au second tour de l'élection présidentielle, ce proche du théoricien du complot Thierry Meyssan appelle également ses « amis "insoumis" qui ont voté MLP » à « faire de DLF un véritable parti anti-mondialisation financière, attaché à la paix avec la Russie ». « Il n'y a que deux camps, ajoute-t-il, celui de l'indépendance nationale et celui de la soumission à l'état profond US et de sa finance apatride », allusion à deux thèmes très répandus dans la contre-culture complotiste.

Taclant l'Union Populaire Républicaine (UPR) de François Asselineau (qui l'avait invité à son université d'automne en 2012), Benajam estime aussi que « l'UPR a joué les trolls dans cette affaire » et que « l'alliance DLF / FN jette les bases d'un véritable mouvement national capable de rassembler les français pour parvenir à l'indépendance ». Selon lui, « les nationalistes deviennent la seule force de mise en cause en profondeur du système financier capitaliste mondialiste ».

Ancien militant communiste, Alain Benajam a manifesté à de très nombreuses reprises son goût pour les théories du complot (voir ici, , , , ici ou encore ). Depuis 2014, il co-anime avec André Chanclu, un militant d'extrême droite ayant fait ses classes au GUD, le très pro-poutinien Comité France-Donbass, un collectif devenu riens moins que le « représentant officiel » en France des autorités de Novorossia, l’entité sécessionniste pro-russe qui fédère les territoires ukrainiens de Donetsk et de Lougansk.

Autre figure connue de la sphère conspirationniste, la conférencière Marion Sigaut, membre d'Égalité & Réconciliation et ex-déléguée nationale du parti de Nicolas Dupont-Aignan, avait félicité ce-dernier pour son ralliement à Marine Le Pen dans l'entre-deux tours de l'élection présidentielle.


Voir aussi :
* Fake news : Dupont-Aignan fait son festival sur France Inter
Victoire des anti-vaccins : 50 cas de rougeole d'un seul coup
LU SUR LE WEB : Des activistes anti-vaccins ont rencontré à plusieurs reprises des familles d’origine somalienne au Minnesota, dans le but de les convaincre des risques de la vaccination. Résultat : une montée en flèche des cas de rougeole chez les enfants de la communauté.

Parmi ces activistes : Andrew Wakefield, l'auteur de la fable de 1998 sur un lien entre vaccin et autisme. Avec près de 50 cas de rougeole jusqu’ici recensés en moins de six semaines, il s’agirait de la pire éclosion de rougeole dans cet État du Nord des États-Unis, depuis trois décennies.

La communauté d’origine somalienne est tricotée serrée, rapportent les médias locaux, et il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que la rumeur se répande : ne laisse pas tes enfants recevoir le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons — il paraît que ça cause l’autisme. Le Washington Post a rencontré une jeune mère, Suaado Salah, 26 ans, arrivée aux États-Unis à l’adolescence, qui a écouté ces conseils — et dont les enfants de 3 ans et de 18 mois ont contracté la rougeole. La plus jeune a dû être hospitalisée pendant quatre jours et intubée.

Interrogé par les journalistes sur son influence dans cette affaire, Andrew Wakefield s’est blanchi de toute responsabilité. « Les Somaliens ont décidé par eux-mêmes qu’ils étaient particulièrement inquiets. Je répondais à cet appel. » (...)

Lire la suite sur Agence Science-Presse.



Voir aussi :
* Vaccins : l'eurodéputée Michèle Rivasi "alimente les rumeurs complotistes" selon l'Afis
* Sommes-nous entrés dans l'ère de la post-vérité ?
"Le roi Rothschild" (caricature antisémite parue dans "Le Rire", 16 avril 1898).
Jean Lebrun reçoit l'historien Pierre Birnbaum dans "La Marche de l'Histoire".

On peut s’en étonner mais les Français sont habitués depuis deux siècles à désigner la richesse par le nom de Rothschild. Et si l’étoile de la famille pâlit, ils s’attendent à ce qu’elle reparaisse. Dernier rebondissement en date : le gouvernement Mitterrand nationalise la banque en 1981, le baron Guy s’éloigne un moment. Mais à l’époque Hollande, les deux branches anglaise et française de nouveau rapprochées, l’établissement est non seulement reconstitué mais renforcé et présent dans 80 pays…

Les Rothschild, c’est d’abord un réseau fluide et des antennes frémissantes. Quand il entre chez eux, Emmanuel Macron dit : « Ils étaient les seuls à pouvoir comprendre mon parcours, peu intelligible pour les autres ».

Les Rothschild n’attendaient cependant pas que la suite de la carrière de leur bref associé-gérant soit politique. Il n’y eut jamais qu’un Rothschild à commettre la folie de se faire élire au Parlement : Maurice, après la Grande Guerre, mais c’était un électron libre. Georges Pompidou fut certes le numéro 2 du baron Guy mais une fois passé à Matignon en 1962, l’un et l’autre prirent grand soin d’éviter les soupçons de connivence. Il semble qu’en 1993, François Hollande, après une défaite en Corrèze, approcha Edmond qui lui fit dire : « Je vous accueille volontiers mais renoncez aux élections. J’ai déjà eu Henri Emmanuelli comme vice-directeur, je ne suis pas une école de formation permanente pour les politiques. »

Les Rothschild ne sont pas assez bêtes pour prétendre être autre chose que ce qu’ils sont. Leur nom charrie trop d’images pour ne pas être maîtrisé. Ils évitent ainsi d’ évoquer les attaques systématiques dont ils ont toujours été l’objet et ne rappellent pas non plus leur sort pendant l’occupation. Il n’empêche. La machine à fantasmes fonctionne toujours. Si, par exemple, Emmanuel Macron était passé par HSBC, un établissement dont on ne sache pas que son rôle ait été toujours très philanthropique, il n’est pas sûr qu’on l’appellerait encore « Monsieur le Banquier », avec une emphase lourde de sous-entendus.



Source : "La Marche de l'Histoire", France Inter, 10 mai 2017.

Voir aussi :
* Le mythe des ''200 familles'' ferait-il son come-back sur Marianne2.fr ?

Entretien avec Cécile Vaissié


"Psychopathe", "homosexuel" et "marionnette de Rothschild" : Emmanuel Macron vu par la Komsomolskaïa Pravda
Vendredi 5 mai, la Komsomolskaïa Pravda a publié une interview du polémiste conspirationniste Alain Soral sur l’élection présidentielle en France intitulée « La marionnette de Rothschild : qui êtes-vous Monsieur Macron ? – Les médecins considèrent que le favori à la course à la présidence est un psychopathe typique ». Dominique Derda, correspondant de France 2 à Moscou, rapporte que Soral y est présenté comme « l’un des meilleurs analystes de France » (sic) sans que soit nullement mentionnées ses positions politiques (il se définit lui-même comme « national-socialiste ») et ses multiples condamnations pour antisémitisme. Décryptage avec Cécile Vaissié, professeur en études russes et soviétiques à l'université Rennes 2 et auteur de Les réseaux du Kremlin en France (Les Petits Matins, 2016).

Conspiracy Watch : Que dit Alain Soral à propos du candidat du mouvement « En Marche ! » ?

Cécile Vaissié : D’abord, il faut préciser que cet article a été publié dès le 4 mai sur le site internet du journal avec un titre un peu différent, sans point d’interrogation (« Qui est Emmanuel Macron : la marionnette de Rothschild, un psychopathe et "Mister Nobody" »). Le « chapô » n’est pas non plus le même dans les deux éditions. La légende qui accompagne la photographie du couple Macron dans la version papier est également très lourde de sous-entendus. On lit : « Emmanuel Macron assure qu’une différence de 24 ans avec son épouse n’est pas un obstacle pour un mariage heureux. Mais les sceptiques sont certains que le candidat à la présidence française ne s’intéresse pas du tout aux dames ».

L’article, signé par Daria Aslamova, est une attaque en règle, d’une violence rare, contre Emmanuel Macron qui, peut-on lire, « brille comme de la fausse monnaie et dit des bêtises avec une assurance incroyable ». Alain Soral, quant à lui, explique que Macron est un « psychopathe », « un produit de l’oligarchie française »« et pas seulement française » croit-il devoir préciser – choisi pour perpétuer sa domination. La candidature d’Emmanuel Macron n’est ainsi envisagée que comme une opération des « impérialistes » et des « mondialistes », un « putsch » orchestré par le ministère de l’Intérieur sous la direction de François Hollande à coups de manipulation des votes et de faux sondages destinés à « modifier l’opinion des gens ». On lit par exemple : « Qui est Macron ? Un employé de la banque Rothschild et rien d’autre. Un gay joyeux. Mister Nobody. Un robot qui dit ce qu’il faut quand il le faut. Le nouveau Frankenstein. Mais, derrière lui, il y a les mondialistes, l’Amérique de Rothschild et tout le pouvoir des médias. L’Amérique, ce n’est pas Trump. C’est la Federal Reserve Bank, le complexe militaro-industriel, les médias mainstream et Hollywood. C’est l’empire mondialiste. » Soral poursuit en expliquant que la rencontre entre Emmanuel Macron et son épouse n’est rien d’autre qu’une « histoire de pédophilie ». Et la journaliste de demander si « c’est de là que vient son homosexualité ». Et Soral d’abonder dans son sens : « Oui, et c’est la conséquence de la perversion subie dans l’enfance »

Par Renaud Dély


Caricature d'Emmanuel Macron diffusée début mars 2017 par le compte Twitter de LR (détail)
VU SUR LE WEB : Démoniser la figure du banquier pour en faire l’ennemi du peuple est un classique de la rhétorique de l’extrême droite.

Elle ne l’appelle plus que « le banquier Macron »... Un banquier ordinaire ? Non, bien pire que ça cela, un « banquier d’affaires » qui a travaillé chez « Rothschild » ! En meeting à Nice ce jeudi 27 avril, comme depuis le début de sa campagne du second tour, Marine Le Pen ne dépeint plus son adversaire que sous les traits d’un représentant de la « finance arrogante », « insensible » et porteur d’un projet « mondialiste, oligarchique et ultra-européiste ».

A cette caricature, la chef de file de l’extrême droite ajoute un soupçon de complotisme en s’interrogeant à haute voix : « Quelle ambition sert-il ? » Elle qui prétend « choisir la France », le slogan de son affiche de campagne, fait donc d’Emmanuel Macron un serviteur zélé des intérêts de ce camp que l’extrême droite a toujours baptisé « l’anti-France ».

« Emmanuel Macron est un banquier d’affaires, a-t-elle répété à Nice. Il a le caractère pour cela, l’insensibilité qu’il faut à ce métier. Cette capacité à prendre des décisions dans le seul objectif du profit, de l’accumulation d’argent, sans aucune préoccupation pour les conséquences humaines de ses décisions ». Emmanuel Macron, un financier sans âme au service d’intérêts cosmopolites, ça ne vous rappelle rien ? Vraiment ? (...)

Lire la suite sur le site de Marianne.


Voir aussi :
* « Qui est vraiment Macron ? » : la vidéo virale aux relents complotistes produite par Mediapart
* Pour avoir commémoré la Shoah, Macron déchaîne antisémites et complotistes (The Times of Israel, 25 avril 2017)
* Emmanuel Macron en banquier au nez crochu : quand Les Républicains dérapent sur Twitter (FranceTVinfo, 10 mars 2017)

Par Sébastian Seibt


Une plainte déposée contre Infowars, le site complotiste d'Alex Jones, pour diffusion de fake news
LU SUR LE WEB : Hamdi Ulukaya, patron milliardaire de l’entreprise de yaourt grec Chobani, a déposé plainte cette semaine contre le site américain complotiste Infowars pour avoir diffusé un grand nombre de fausses informations à son sujet.

Le roi du yaourt grec n’est pas content. Le patron de la société Chobani, Hamdi Ulukaya, a décidé de déposer plainte, lundi 24 avril, contre le site pro-Trump Infowars pour une série de "fake news" (fausses informations) et d’articles complotistes qui le mettent en cause. Cet immigré turc devenu entrepreneur milliardaire demande qu’Alex Jones, le controversé responsable du site, soit condamné à payer des dommages et intérêts. En cause, notamment : une fausse histoire de viol qui aurait été commis par des réfugiés syriens, employés par Chobani, inventée par Infowars.

Le site complotiste avait sauté sur un fait divers qui s’est produit en juin 2016 à Twin Falls, une commune de l’État d’Idaho où le groupe d’Hamdi Ulukaya a bâti la plus grande usine de yaourts grecs du monde. Trois jeunes adolescents - des enfants de réfugiés - y avaient attaqué une fillette de cinq ans. Passé à la moulinette à rumeurs d’Infowars, cette sombre affaire s’est transformée en "viols collectif avec attaque au couteau d’un enfant par trois adultes syriens employés par Chobani". (...)

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Voir aussi :
* Alex Jones présente ses excuses pour avoir alimenté la rumeur du "Pizzagate"
Marine Le Pen (TF1, 25 avril 2017)
Interviewée mardi 25 avril sur TF1, Marine Le Pen a accusé Emmanuel Macron d'être « entre les mains » de l'UOIF :

« Aujourd’hui, nous sommes confrontés à des candidats qui nous expliquent qu’il n’y a pas de culture française, qui sont entre les mains des communautaristes, et notamment des plus dangereux d'entre eux, comme l’UOIF, qui est une organisation dont j’appelle à la dissolution ».

Pressée de préciser à qui elle faisait allusion, la candidate du Front national répond :

- « Ben, Monsieur Macron, clairement ! »

- « Entre les mains ? »

- « Oui entre les mains, oui, entre les mains ! »

L'UOIF est une organisation controversée considérée comme la branche française des Frères musulmans. Mardi, elle a appelé dans un communiqué à « faire barrage aux idées de xénophobie et de haine et à donner au candidat Emmanuel Macron le score le plus large ».

Benjamin Griveaux, porte-parole du candidat d'En Marche !, a procédé à une mise au point ce matin sur RTL :

« L’UOIF est une organisation qui regroupe environ 10% des mosquées françaises, qui ont une tendance très traditionnaliste et très conservatrice. Est-ce que c’est notre conception d’un islam moderne ? La réponse est très clairement non. Est-ce que l’UOIF a participé d’une quelconque manière à l’élaboration du programme d’Emmanuel Macron? La réponse est non. Donc madame Le Pen joue sur les peurs ».

Marine Le Pen a également reproché à son rival de compter parmi ses proches un individu qu'elle a qualifié d'« islamiste radical » (sic). Elle visait un référent du mouvement En Marche ! dans le Val-d’Oise contraint de se mettre en retrait de ses fonctions en raison de certaines positions prises sur les réseaux sociaux au sujet de Charlie Hebdo.
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